Il s'est endormie, épuiséd'une vraie fatigue.A l'arrière de la voiture, El juli, lové tel une couleuvre ne sait plus vers où il roule.Il a toréé dix vaches chez un éleveur andalou, là-bas, au sud du sud quand les côtes du Maroc se confondent avec celles de Tarifa, quand l'on prend les mosquée pour des églises.
Il est presque minuit dans l'Extrémadure.El juli ouvre un oeuil :'Dis-moi papa, on n'est pas à côté des chez Don Leopoldo?"
-Oui mon fils
-Apelle-le.Je veux toréer.Il y a des lampions dans sa placita
-Putain de drôle, gromelle le pére.A cette heure-ci le vieux va m'envoyer paître....
-Réveillez-vous ! hurle Don Leopoldo en secouant ses trois vachers.El Juli rive.A cheval illico et ramenez-moi cinq vaches.Les plus belles
A une heure et quart du matin débute la tienta.
Ils sont sept auteour de la petite aréne plus trois chauve-souris, quatres taupes et cinq musaraignes.Monsieur Leopoldo et papa Juliu ont glissé leurs jambesbien a l'abri sous un brassero.Paula, ma gouvernnte veille, deux pas à coté, sur la tisane.En piste, Juan le picador,Sevilleta le peon, El juli et le chauffeur Manolo.La lune pour témoin.
Il se dit que el Juli toréasi bien cette nuit-là que le soleil demanda à la lune la permission de se lever.
Le surlendemain, Don Leopoldo se coucha pour toujours, mieux qu'un sourire au coin des lèvres